L'implant dentaire est la « FAUSSE RACINE » elle- même.
implant en titane
Il est constitué d'un ou plusieurs biomatériaux. Un biomatériau est une substance qui ne provoque pas de réaction pathologique dans l'ensemble des différents tissus humains avec lesquels il est en contact. Il doit aussi conserver ses qualités initiales, c'est-à-dire qu'il ne doit pas se dégrader dans le temps. Si malgré tout, il existe une infime dégradation sur un très long terme, celle-ci ne doit pas entraîner une perturbation physiologique ou biologique dans l'organisme.

Ces exigences réduisent considérablement le nombre des matériaux utilisables en Implantologie. Les recherches et les méthodes d'investigation sont de plus en plus performantes. C'est pourquoi certains matériaux considérés comme biomatériaux il y a quelques années ne font plus partie de la liste de ceux d'aujourd'hui.


La réalisation des implants dentaires est par conséquent difficile.

On imagine facilement qu'ils doivent être très solides sous un volume pourtant très faible. Les pressions qu'ils vont devoir subir sont de l'ordre de dix à trente kilogrammes par centimètre carré. Ils doivent être indéformables, mais avoir néanmoins la même souplesse que l'os dans lequel ils vont être insérés. Ils ne doivent pas se fatiguer sous l'effet des contraintes mécaniques de la mastication et finir par se fracturer. Ils ne doivent évidemment pas se transformer chimiquement au contact des tissus, ou des différents éléments qui peuvent accidentellement se trouver en bouche. Ils ne doivent pas provoquer de courants électriques par leur association avec d'autres métaux, notamment ceux qui constituent les prothèses dentaires elles-mêmes. N'oublions pas que certains soins dentaires sont parfois réalisés avec des métaux comme l'Argent, le Mercure, l'Or ou d'autres encore. Lorsqu'ils sont immergés dans un liquide salé, tel que la salive, ces matériaux constituent entre eux une pile électrique parfaite.


Nous ne disposons ainsi que de fort peu de matériaux.

En chef de file, nous devons citer le titane, à condition qu'il soit pur. En fait le vrai biomatériau est plus précisément l'oxyde de titane.
En effet le titane a la faculté de s'autoprotéger avec une très fine couche d'oxyde de titane. Cette pellicule est étanche et isole parfaitement le métal sous-jacent. Dans le cas où elle est détériorée par un moyen mécanique, elle se reforme immédiatement.

Selon nos connaissances actuelles, cet oxyde est très bien toléré par l'organisme humain, et est considéré comme l'un des meilleurs biomatériaux dont nous disposons.
Néanmoins le titane en lui-même, dispose des qualités mécaniques les meilleures pour égaler l'organe dentaire.
Le tantale a été utilisé, certains alliages comme le chrome-cobalt, le vitalium rendent également service. Ils ont aussi leurs qualités et leurs défauts, et par conséquent leurs indications.

On réalise certains implants avec différentes céramiques merveilleusement bien tolérées par l'organisme, mais elles sont fragiles et cassantes. Elles sont utilisées avec précaution, dans les cas où les efforts encaissés n'outrepassent pas la limite de tolérance mécanique qui conduit à la fracture, malheureusement souvent inférieure aux forces masticatrices.
Nous utilisons aussi du métal gainé par des matériaux de recouvrement biologiquement bien tolérés. Mais notre prudence fait que nous n'osons pas recouvrir des métaux qui ne seraient pas des biomatériaux eux-mêmes, par crainte des dégradations mécaniques de leur protection.


Nous sommes extrêmement exigeants et si l'on considère l'ensemble de ces données nous ne pouvons utiliser aucun des implants dentaires mis sur le marché. Cependant nous sommes aussi réalistes et sans trop contrevenir aux impératifs précités, nous faisons fabriquer des implants qui sans être parfaits rendent aujourd'hui les services attendus par les patients, avec efficacité et sans risque pour leur santé à très long terme. Cependant il faut savoir que la recherche dans le domaine des biomatériaux reste d'actualité et nous promet un avenir passionnant.

Il est par conséquent possible de fabriquer des "Fausses Racines" capables de fournir un travail comparable à celui rendu par les vraies racines dentaires.

Il existe plus de soixante-dix firmes qui fabriquent des implants. Elles en produisent de toutes sortes, et de toutes formes. Il est vrai qu'une crête édentée offre divers volumes, diverses densités et est occupée aussi par divers obstacles anatomiques. Il est vrai aussi qu'une bouche ne ressemble pas à une autre et que l'acte masticateur est différent d'un individu à l'autre, en puissance, en direction et fréquence. Un implant qui est parfaitement indiqué pour un patient peut très bien être contre-indiqué pour un autre, même s'il s'agit de la même édentation.


Pour rester très schématique, il existe des implants dit radiculaires qui se présentent comme leur nom l'indique avec un aspect proche d'une racine naturelle. Ils sont, par conséquent, approximativement cylindriques. Certains sont vissés dans l'os, d'autres sont glissés dans un espace préalablement réalisé par forage. Ils sont recouverts ou non d'une pellicule protectrice, soit pour augmenter la tolérance biologique, soit pour parfaire l'intimité de leur contact avec l'os.
Certains implants ont l'aspect d'une lame, pour mieux s'insérer dans les crêtes qui présentent elles-mêmes assez souvent cette forme. Ils sont en fait utilisés pour mieux résister aux efforts spécifiques de certains types d'arcade dentaire.
D'autres ont des formes tridimensionnelles, ils sont généralement utilisés lorsque les forces principales engendrées pendant la mastication, sont grossièrement verticales.
L'os alvéolaire a pour rôle le soutien des dents lorsqu'elles existent. Lorsqu'elles disparaissent, l'os qui a perdu sa fonction propre, se résorbe. A une édentation de longue date, correspondent des résorptions importantes. Il arrive aussi que la quantité d'os résiduel soit trop faible pour permettre l'insertion d'un implant endo-osseux. Dans ces cas de dégradation avancée, nous réalisons des empreintes osseuses extrêmement précises, qui permettent la confection, par un laboratoire spécialisé, de grilles métalliques qui vont épouser très fidèlement le contour des masses osseuses restantes. L'avantage est de pouvoir choisir les points d'appui les plus appropriés pour soutenir efficacement les efforts masticateurs. Ces grilles sont des implants juxta-osseux. Ils nécessitent une technique complexe, qui a considérablement progressé ces dernières années et nous donne aujourd'hui de très bons résultats. Ils nécessitent une équipe technico-chirurgicale très bien rodée et un concepteur très expérimenté.

On peut aussi, en absence de matière osseuse, reconstituer les crêtes résorbées à l'aide de greffons osseux ou d'os de substitution. Les crêtes reconstituées pourront alors recevoir les implants standards. Les délais de recalcification varient d'un individu à l'autre mais sont toujours de l'ordre de plusieurs mois.

A ces diverses formes s'ajoute le fait que la mise en fonction des implants se fera dans un délai qui varie de quelques heures à plusieurs mois, après la pose, selon la qualité de l'os dans lequel les efforts de la mastication seront transférés.

Tout ceci semble relativement compliqué mais il faut bien dire qu'actuellement toutes les techniques sont bonnes.
Tous les implants produits par toutes les firmes sont de très bonne qualité. Il n'y a pas de mauvais implants, et lorsque l'un d'entre eux ne donne pas le résultat espéré, c'est très probablement parce qu'il n'est pas en harmonie avec l'ambiance mécanique à laquelle il participe.
Un spécialiste en Implantologie dentaire doit avoir à sa disposition toutes les techniques existantes actuellement. C'est seulement après une analyse très précise du cas clinique présenté que le choix de l'implant pourra être fait.


Il est impossible de résoudre tous les problèmes d'édentation avec un seul type d'implant. Ce n'est pas le patient qui choisit l'implant dont il a besoin, mais un clinicien confirmé dans la spécialité.

De nombreux praticiens s'équipent du matériel nécessaire pour la mise en œuvre d'une seule technique. Elle se doit, bien évidemment, de recouvrir une bonne proportion des édentations classiquement rencontrées. Il faut savoir qu'un type particulier d'implant sera parfaitement indiqué dans 30% des édentations proposées, il rendra un service moyen dans 30% des cas et sera contre-indiqué dans les 40% de cas restants. Ceci limite, par conséquent, la capacité du praticien qui ne dispose que de cette seule technique. Néanmoins, il est souvent obligé de se contenter d'un seul système, pour aborder l'Implantologie progressivement. C'est ainsi qu'une énorme majorité de praticiens, en France, est capable de placer un certain type d'implant, de sélectionner les patients auxquels ils peuvent effectivement rendre service, et confier les autres à des spécialistes plus largement équipés.

En conclusion, l'implant dentaire est l'organe de substitution qui cherche à rendre le même service qu'une racine dentaire. On peut ainsi parler de "Fausses Racines". Une édentation peut, par conséquent, être réhabilitée grâce à ces différents systèmes. Il existe plusieurs types d'implants et diverses techniques de mises en place.

Retour à la rubrique implants dentaires