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Les praticiens en art dentaire
sont tous soumis à des règles déontologiques
précises.
L'une d'entre elles concerne le montant des honoraires
: ils doivent être évalués "avec tact
et mesure".
L'immense majorité des praticiens pour ne pas dire la totalité
sont des gens honnêtes et respecte ce commandement. Si quelques
différences peuvent apparaître entre un cabinet ou
un autre, c'est généralement parce que les frais généraux
de l'un sont plus élevés que ceux de l'autre. Cela
tient au lieu, au nombre de personnes employées, aux différents
aménagements et services.
Le problème des coûts, concernant
les réhabilitations orales, tient au fait que chaque cas
est différent et que la plupart des pièces utilisées
sont par leurs formes et leurs dimensions uniques. Il est par conséquent
nécessaire de les réaliser à l'unité
et sur mesure.
Même lorsque certains implants sont réalisés
sur un modèle standard, la production reste faible à
l'échelon industriel, pour un marché relativement
restreint. La mise en uvre pour la fabrication d'un type d'implant
coûte très cher. Techniciens, biologistes, métallurgistes,
chimistes, physiciens et praticiens passent du temps en recherche,
avant de voir naître un prototype qui devra être remanié
plusieurs fois. Lorsqu'il aura enfin acquis sa forme finale, il
reste à le produire, le contrôler, le décontaminer,
le stériliser, le conditionner.
Toutes ces opérations répondent à des normes
précises et scrupuleusement respectées dès
lors qu'il s'agit de la santé.
Il convient ensuite de faire connaître le produit, de
le distribuer, d'informer et d'entraîner les utilisateurs,
et très vite aussi lutter contre une concurrence qui dans
notre société de libre échange sera très
vite organisée. Cette concurrence a néanmoins pour
effet de réduire les marges bénéficiaires.
C'est la seule chose qui peut-être révisée à
la baisse dans la limite de l'intéressement des participants.
Les autres étapes ne peuvent être reconsidérées,
sans réduire la qualité du produit distribué.
Ainsi, l'implant achève son périple technico-commercial
dans un cabinet dentaire où il devra être mis en place.
Là encore plusieurs personnes sont indispensables au bon
déroulement de l'intervention. Bien que considérée
comme une opération de petite chirurgie ambulatoire, la sécurité
impose un protocole précis, réparti en plusieurs étapes
et qui augmente encore le coût final.
Il s'agit là, du schéma qui laisse entrevoir pourquoi
le patient désireux de se faire implanter devra encore payer
des sommes qui lui sembleront inévitablement élevées.
Il existe de nombreux types d'implants, ils
ont des prix différents. Plusieurs publications
dans diverses revues parlent des tarifs sans préciser que
tous les implants ne sont pas les mêmes, et qu'il est donc
normal de voir les honoraires s'étaler sur un éventail
assez large.
L'ensemble des diverses publications fait valoir que pour un implant
standard pouvant supporter une dent, le prix varie de mille à
deux mille euros. Les enquêtes sont bien faites et font ressortir
un éventail de prix convenables pour des cas types sans complication.
Les crêtes fragiles, les formes atypiques, la biomécanique
de l'acte masticateur viennent occasionnellement augmenter ces estimations.
Sur les implants, il est nécessaire ensuite de poser une
dent prothétique. Là aussi, les exigences du patient
sur le type et la qualité des dents implanto-portées
entraînent des tarifs sensiblement différents.
Si on considère le cas simple
d'une dent manquante avec une crête résiduelle de bonne
qualité. La pose d'un implant et la réalisation d'une
dent céramique coûte autour de douze mille francs plus
ou moins 10%. En fait ce travail est
moins coûteux qu'une prothèse conventionnelle qui rend
le même service.
Une édentation de deux dents contiguës nécessitera
en gros la même dépense, quelle que soit la technique
choisie. Pour les édentations plus importantes, les choses
sont plus compliquées et nécessitent des estimations
précises au cas par cas.
Certes, les reconstitutions buccales importantes restent onéreuses,
cependant nos patients sont souvent surpris du montant des devis.
Ils sont généralement moins élevés qu'ils
ne l'avaient imaginé. La situation inverse se produit également,
mais moins souvent. En fait lorsque l'on compare les mêmes
travaux et leur coût pendant ces quinze dernières années,
en rapport qualité prix, on constate qu'ils ont baissé
sensiblement. Aujourd'hui, les patients qui peuvent faire face à
leurs dépenses d'entretien dentaire sont de plus en plus
nombreux.
Il est indispensable que rapidement les gens puissent bénéficier
des meilleurs services pour des tarifs parfaitement accessibles.
Cependant, nous constatons que la sélection des gens
qui choisissent de faire réhabiliter leur édentation
avec des techniques implantaires n'est pas vraiment basée
sur le pouvoir d'achat. Ce n'est pas le principal élément.
Le choix de s'orienter vers des techniques sophistiquées,
est commandé avant tout par la motivation.
Il est bien évident qu'il faut éviter toutes les dépenses
superflues. L'Implantologie dentaire est une discipline qui peut
s'exercer dans la plupart des cabinets dentaires correctement équipés.
Les analyses d'ouverture de dossier doivent rester simples. Les
investigations profondes ne concernent que les cas particuliers.
Une édentation unitaire ne s' entreprend pas comme la reconstitution
de deux arcades complètes, c'est-à-dire vingt-huit
dents fixes. Les frais de mise en uvre sont très différents.
En conséquence les prix sont établis avec "tact
et mesure". Une dent manquante revient aujourd'hui
à une somme comprise entre mille cinq cent et deux mille
cinq cent euros, avec des éléments standardisés.
Un prix inférieur n'est pas forcement lié à
une qualité moindre, mais peut- être aussi à
un confrère bien intentionné qui s'organise mieux,
et dont il faudrait s'inspirer.

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